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Benavidez facile face à un vieux Ramirez

4 mai 2026

Le plus gros combat du week-end aux États-Unis opposait David Benavidez à Zurdo Ramirez, le 2 mai 2026. Sur le papier, beaucoup présentaient l'affiche comme un vrai clash : d'un côté, un champion chez les lourds-légers, Ramirez ; de l'autre, Benavidez, qui montait de catégorie pour tenter de lui prendre sa ceinture. Pourtant, de notre côté, on voyait déjà un combat assez limité. On en avait parlé dans le podcast de la chaîne YouTube _Dans les Cordes_ : Ramirez, malgré ses 34 ans seulement, porte déjà énormément de passif en boxe. Il a beaucoup donné et il a déjà été battu. Le doute était donc faible avant même le premier gong. La veille du combat, en le voyant marcher, on sentait déjà des jambes rigides, fatiguées, presque boiteuses. Il n'y avait pas vraiment de mystère : Benavidez semblait parti pour gagner facilement. Dès le début du combat, cette impression s'est confirmée. Ramirez n'avait quasiment pas de mouvement de tête et se faisait prendre par tout ce que lançait Benavidez. En termes de spectacle, ce n'était pas désagréable : Benavidez avance, cherche le contact, met de l'agressivité, et avec lui on ne s'ennuie pas devant la télévision. Mais en termes de boxe pure, le spectacle restait très limité. On avait l'impression de voir deux mecs bien portant se battre, loin de la boxe plus classe que proposent habituellement les grands champions. La vitesse de bras de Benavidez dans cette catégorie reste impressionnante, surtout avec les petits gants, et elle produit beaucoup de dégâts. Mais sa domination n'a pas effacé ses défauts : il était en mode _seek and destroy_, il avançait constamment, et il s'est quand même fait toucher souvent par Ramirez. Ces coups n'ont pas eu d'impact réel sur lui, mais ils existent, et face à une opposition plus fraîche ou plus dangereuse, ce genre d'ouvertures peut compter. Ramirez a mis un genou à terre autour de la quatrième reprise, apparemment gêné à l'œil. Puis, à la sixième, après un enchaînement de Benavidez dans lequel il y a aussi eu un coup de coude qui semblait involontaire, Ramirez a choisi de ne pas se relever. Le coup de coude paraît avoir joué dans sa décision, même si le combat allait déjà clairement dans le sens de Benavidez. Résultat : victoire par KO pour Benavidez, sans grande surprise.

Naoya Inoue remporte une partie d'échecs très compétitive face à Nakatani

4 mai 2026

Ce week-end, le 2 mai 2026, avait lieu au Japon un énorme choc entre le roi du pound-for-pound, Naoya Inoue, et Junto Nakatani, lui-même installé dans le top 10 mondial, voire dans le top 5 selon certains classements. Chez nous, Nakatani était même numéro 2. Le combat a tenu toutes ses promesses, même si certains diront qu'ils se sont ennuyés devant l'affiche. Justement, c'était presque une bonne métrique pour distinguer ceux qui regardent la boxe comme une succession d'échanges spectaculaires et ceux qui savent apprécier une vraie partie d'échecs. On avait deux cadors de la catégorie, deux boxeurs puissants, mais avec des morphologies et des plans de combat très différents. Dès le premier round, les stratégies étaient claires. Inoue avait un déficit important en taille et en allonge, mais une supériorité technique et une vitesse qui devaient lui permettre de couper la distance, d'entrer à l'intérieur et de faire des dégâts. Il n'avait pas vraiment d'autre chemin. En face, Nakatani, qui est souvent le boxeur agressif, avait choisi cette fois de devenir celui qui attend, qui piège, qui contre. Il s'est placé de manière très latérale, en offrant le moins de cible possible à Inoue, pour l'obliger à prendre des risques dans ses entrées. Son contre du gauche, que ce soit en crochet ou en direct, partait très vite, et il ne fait aucun doute qu'une grande partie de son camp a été axée sur cette vitesse de réaction. Dans sa posture, on retrouvait un peu de ce que David Picasso, le précédent adversaire d'Inoue, avait proposé : un grand gabarit, de longs bras, beaucoup de flexion. Mais là où Picasso n'avait pas la vitesse de réaction suffisante pour empêcher Inoue de rester à l'intérieur et d'enchaîner, Nakatani avait l'impact et le timing pour forcer Inoue à sortir immédiatement après ses offensives. Le combat est resté longtemps dans cette dynamique. Inoue feintait, cherchait des angles, essayait de couper la distance par tous les moyens ; Nakatani, lui, restait discipliné, patient, presque minimaliste, en attendant l'erreur. C'est ce qui a pu donner l'impression d'un combat fermé ou ennuyeux. En réalité, le premier qui commettait une vraie faute pouvait aller au tapis. Et comme on avait affaire à deux grands boxeurs, cette faute n'est pas venue. Sur les six ou sept premiers rounds, Inoue semblait tout de même devant : il menait le combat, il était l'agresseur, il imposait la plupart des initiatives, pendant que Nakatani attendait une opportunité qui n'arrivait pas. On a aussi vu qu'Inoue s'était parfaitement préparé à ce danger, avec des retraits de buste et des mouvements de tête phénoménaux pour éviter les contres.

Takuma Inoue s'offre la meilleure performance de sa carrière face à Ioka

4 mai 2026

Face à un Kazuto Ioka légendaire mais vieillissant, Takuma Inoue a livré une prestation d'une maîtrise rare, peut-être la plus aboutie de sa carrière. Le petit frère de Naoya Inoue défendait son titre mondial des poids coqs contre un immense nom de la boxe japonaise, qui cherchait à conquérir une ceinture dans une cinquième catégorie. Mais Ioka, à 37 ans, n'a jamais vraiment pu installer sa boxe contre un Takuma Inoue absolument intouchable. Inoue a sorti le grand jeu : précis, tranchant, en confiance, avec une maîtrise qu'on ne lui avait peut-être jamais vue à ce niveau. C'est d'autant plus marquant quand on se rappelle qu'après sa défaite contre Seiya Tsutsumi, il semblait presque envisager de mettre un terme à sa carrière. Sa victoire contre Tenshin Nasukawa lui avait apparemment servi de tremplin, notamment sur le plan mental. Ce succès contre Ioka raconte pourtant quelque chose de différent : contre Nasukawa, Inoue avait calmé les ardeurs d'un jeune boxeur explosif, pressé de prendre une ceinture ; ici, il a dominé un ancien champion immense, plein d'expérience, venu chercher une dernière page d'histoire. Deux profils opposés, deux réponses très fortes. Sur le ring, l'impression visuelle pouvait parfois tromper : Ioka avançait, mettait la pression et occupait l'espace. Mais Inoue, sur son pied arrière, l'a constamment puni. Il l'a contré, a placé ses combinaisons au bon moment et a utilisé son jeu de jambes pour empêcher Ioka de développer plus de deux coups d'affilée. Le début de combat a été particulièrement rude pour Ioka, envoyé au sol dès la première reprise, puis encore dans la deuxième. Au premier round, un superbe contre du droit de Takuma Inoue l'a sonné avant qu'Inoue ne saute immédiatement sur l'occasion pour enchaîner et le forcer à toucher le tapis. Au deuxième round, c'est un uppercut magnifique qui l'a assis. Ioka est solide, il n'abandonne pas, et il est allé au bout des douze rounds, mais l'écart était clair. Le jab d'Inoue était percutant, incisif, rapide ; ses combinaisons partaient seulement quand il le fallait ; et même lorsqu'il acceptait le combat à l'intérieur, il restait maître de cette boxe serrée, avec un travail de bras élégant et beaucoup d'uppercuts. Avec cette victoire, Takuma Inoue donne vraiment l'impression d'avoir pris une nouvelle dimension. On connaissait un boxeur sérieux, solide sur ses bases, capable de maîtriser ses adversaires sur la durée, mais il lui manquait peut-être ce type de performance spectaculaire pour s'imposer comme une tête d'affiche plus attractive. Face à Ioka, il a ajouté les knockdowns, le spectacle et une esthétique de boxe très pure à sa rigueur habituelle. On peut évidemment se demander dans quelle mesure l'âge d'Ioka et sa vitesse de bras déclinante ont pesé, mais cela n'enlève rien à la qualité de ce qu'a produit Inoue : discipline, mesure, vitesse, précision. Si quelqu'un veut comprendre ce qu'est une boxe propre, intelligente et belle à regarder, ce combat est un excellent exemple. Et quand on ajoute ensuite ce qu'a fait son grand frère dans le combat suivant, on peut vraiment dire que les frères Inoue sont sur le toit du monde. Pour Kazuto Ioka, en revanche, il est peut-être temps de raccrocher les gants. Il restera une légende, un futur Hall of Famer, champion dans quatre catégories, sans rien à se reprocher. Ce soir-là, il est simplement tombé sur un Takuma Inoue supérieur, très affûté, et porté par la meilleure dynamique de sa carrière. Dans les petites catégories, le Japon, et notamment l'Ohashi Gym, continue de peser très lourd sur la scène internationale. Et avec Jesse "Bam" Rodriguez qui monte aussi vers les bantamweights, l'idée d'un Bam Rodriguez contre Takuma Inoue paraît peut-être plus réaliste, à court terme, qu'un choc direct contre Naoya Inoue. Ce serait déjà un test majeur pour savoir ce que vaut Bam dans cette catégorie.

Inoue vs Nakatani : le choc 100% japonais

30 avr. 2026

Prévu le 2 mai 2026 autour de 11h00 en France, Inoue vs Nakatani a tout du combat que l'on attend rarement mais que la boxe japonaise semble encore capable de produire. Deux boxeurs invaincus, deux records à 32-0-0, une affiche 100 % japonaise, et un enjeu sportif qui dépasse largement le simple prestige local. Sur le papier, le combat a presque quelque chose d'idéal : Naoya Inoue n'a plus grand-chose à prouver, si ce n'est continuer à donner une forme concrète à sa place parmi les grands boxeurs de son époque, tandis que Junto Nakatani arrive avec l'aura du challenger fascinant, dangereux, atypique, suffisamment accompli pour que l'affiche soit crédible, mais encore assez mystérieux pour que l'on puisse imaginer plusieurs scénarios. Ce choc raconte aussi quelque chose de plus large sur la boxe japonaise, qui donne depuis plusieurs années l'impression d'être l'une des scènes les plus vivantes du sport. Les affiches y sont ambitieuses, les risques plus régulièrement acceptés, et les meilleurs semblent moins protégés par les logiques d'invincibilité que dans d'autres marchés. Inoue-Nakatani s'inscrit dans cette dynamique : ce n'est pas seulement un grand combat entre deux noms, c'est une vitrine de ce que la boxe peut encore être lorsqu'elle assume l'exigence sportive. Il existe pourtant une réserve majeure : le timing. Ce combat arrive peut-être parce qu'il devait arriver maintenant ou jamais. Nakatani avait déjà du mal à rester à 118 livres, tandis qu'Inoue commence lui aussi à toucher les limites de la catégorie des 122 livres. Si les deux trajectoires de poids se décalent, la fenêtre peut se refermer rapidement. D'un point de vue commercial, l'affiche est évidente ; d'un point de vue sportif, elle l'est aussi. Mais la vraie question est de savoir si Nakatani arrive au meilleur moment possible pour défier un boxeur aussi complet. Son dernier combat contre Hernandez a laissé une impression contrastée : il a montré sa qualité habituelle dans les premiers rounds, avec des déplacements propres, une vraie maîtrise technique et une supériorité claire dans plusieurs séquences, mais il n'a pas réussi à faire ce qu'il fait souvent, c'est-à-dire casser l'adversaire avant que le combat ne s'installe. Hernandez a tenu, a avancé, a mis de la pression, et Nakatani a dû composer avec une réalité plus dure : à 122 livres, ses coups restent dangereux, mais ils ne produisent pas forcément les mêmes effets immédiats. Beaucoup de punchers découvrent, en montant de catégorie, que leur pouvoir ne disparaît pas mais change de nature. Les adversaires encaissent mieux, les rounds s'allongent, et la domination doit devenir plus construite. Inoue lui-même a connu cette évolution. Dans les catégories inférieures, il pouvait parfois détruire ses adversaires avec une brutalité presque irréelle ; plus haut, il a dû accepter d'autres formes de victoire, parfois sur la durée, parfois par accumulation, parfois en gérant davantage le risque. La différence, aujourd'hui, est qu'il a déjà prouvé qu'il savait le faire. Contre Akhmadaliev, il a montré qu'il pouvait contrôler un combat sur douze rounds. Contre Picasso, il a cherché le KO, mais il a aussi su s'adapter lorsque l'adversaire résistait. Cette maturité est peut-être sa qualité la plus impressionnante à ce stade de sa carrière : Inoue n'est plus seulement un démolisseur, c'est un boxeur capable de lire, corriger, ralentir, accélérer et reprendre la main quand le combat ne suit pas exactement le plan initial. Nakatani, de son côté, intrigue justement parce qu'il ne ressemble pas toujours à un boxeur spectaculaire au premier regard. Sa boxe peut paraître presque nonchalante, avec cette impression d'évoluer à son propre rythme, comme s'il refusait de se laisser aspirer par l'urgence du combat. Puis les coups arrivent, lourds, précis, et l'on comprend pourquoi son bilan est intact. Cette étrangeté stylistique est probablement sa meilleure chance : il ne propose pas seulement une version plus grande ou plus longue d'un profil classique, il impose une cadence différente, une lecture moins immédiate, une façon de toucher qui peut surprendre même les très grands.

Conor Benn par décision face à un Prograis en fin de parcours

13 avr. 2026

Le 11 avril 2026 au Tottenham Hotspur Stadium, Conor Benn a battu Regis Prograis par décision unanime en dix rounds — cartons 98-92, 98-92, 98-92. Un score sans appel sur le papier, pour un combat qui a laissé beaucoup à désirer dans les faits. Ce choc n'avait pas grand intérêt sportif, si ce n'est celui de servir la machine promotionnelle d'Eddie Hearn. Rappelons-le : après ses tests positifs aux substances interdites, qui auraient dû, dans un monde normal, écarter Benn des rings pour une période indéfinie, ce dernier est revenu dans le haut niveau quelques années après sa première confrontation avortée avec Chris Eubank Jr. Depuis son retour — et depuis qu'il ne doit plus recourir à des produits interdits — Benn a clairement du mal à s'imposer comme boxeur de premier plan. Ce combat en est une nouvelle démonstration : face à un Prograis vieillissant, il a certes dominé, mais il a aussi reçu énormément de coups et a été coupé à plusieurs reprises. Une victoire logique, loin d'être une victoire facile. La question reste entière : pourquoi Eddie Hearn s'évertue-t-il à faire de Conor Benn une star ? La boxe a toujours eu ses grandes figures — des hommes qui se sont imposés par leur talent et leur charisme, pas uniquement par la force de leur promoteur. Aujourd'hui, parmi les amateurs éclairés, peu sont convaincus que Benn possède ce qu'il faut pour s'installer au sommet. Son public semble davantage composé de fans d'image que de fans de boxe. Si la prochaine étape est un Shakur Stevenson ou un Devin Haney — des boxeurs nettement au-dessus de lui sur le plan technique — ce sera pour eux un grand nom facile à ajouter à une fiche de carrière soigneusement gérée. Ce qu'on a vu face à Prograis, version déclinante, ne laisse pas présager de miracles.

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